Monsieur Lanfranchi, Président du Conseil Général de Var candidat à sa réélection nous le promet: “D’ici 2030, il faut construire 160 000 logements sur le Var pour accueillir 250 000 nouveaux habitants”… et de poursuivre dans le journal gratuit TELEX du 14 février:”mon rêve, c’est de voir revivre les villages du Var”.
On pourrait conclure du rêve du Président Lanfranchi que lui et sa majorité sortante n’ont fait que peu de choses pour faire “revivre” nos villages durant le mandat qui vient de s’écouler et qu’il est peut être un peu tard pour de nouvelles promesses…
On pourrait aussi se féliciter de la prise de conscience qui touche les politiques en fin de mandat pour mieux retomber dans l’oubli une fois réélus, si et seulement si la solution proposée par la majorité sortante permettait réellement de ramener la vie mais aussi l’âme de nos villages.
Pourtant les “rurbains” sont de plus en plus nombreux dans notre département du Var. L’obligation pour les villes de se doter d’au moins 20% de logements sociaux transforment de plus en plus nos villages en mini-villes à l’architecture douteuse où l’âme d’antan disparait face à l’urbanisation galopante !
A cela vient s’ajouter le problème de route : Vallée du Gapeau, Gorges d’Ollioules, etc, toutes les routes départementales du Var sont saturées et dangereuses ce qui semble assez peu préoccuper le Président Lanfranchi. Sans doute l’objet d’un prochain rêve.
Toujours en matière de bétonnage, Var-Matin du 15 février nous apprend qu’une copropriété de 87 appartements doit s’ériger dans un quartier de Toulon où la circulation automobile est déjà saturée. Les voisins voudraient voir le projet révisé et l’on ne peut que les comprendre lorsque l’on connait la beauté du site. Actuellement à Saint-Jean-du-Var, le promeneur peut encore trouver une vielle bâtisse entourée d’un jardin luxuriant sur 3000 m2, trois pins centenaires et un cèdre majestueux. « L’été, on entend la chouette », ajoute une voisine. «Il suffit d’ouvrir les yeux, ou de regarder le site vu du ciel sur Internet, pour comprendre qu’il s’agit d’un des derniers poumons verts de Toulon.»
Le projet immobilier remet cette quiétude en question, ce qui inquiète les résidents des copropriétés aux premières loges du chantier à venir.
Premier argument : le projet immobilier va encore densifier un secteur à la circulation saturée.
Deuxième argument : la future résidence promet de détruire un jardin remarquable, malgré les plantations de compensation que l’aménageur (le groupe Bouygues) prévoit de réaliser.
Troisième argument : Les immeubles voisins, vont perdre leur ensoleillement, leur vue dégagée…
Les riverains qui ont déjà obtenu plus de cent signatures pour leur pétition se montrent cependant ouvert à un compromis déclarant : «Nous ne demandons pas l’abandon du projet, mais que la mairie de Monsieur Falco accepte de le revoir à la baisse car 87 logements, ça nous semble démesuré. Il faut penser que plusieurs foyers auront deux voitures». Ils se disent prêts à déposer un recours au tribunal administratif, prenant les difficultés de circulation comme principal argument.
En matière d’urbanisation l’UMP et le PS parlent d’une seule voie : toujours plus de logements sociaux, toujours plus de bétonnage, toujours plus de politique de la ville et cela sans se soucier des enjeux l’écologique de notre département ou de la qualité de vie de ses habitants.
Le 20 et 27 mars prochain nous auront la possibilité changer ce personnel politique qui prend conscience des problèmes lorsqu’arrive la fin de leur mandat et de voter pour des élus dont l’unique souci est le bien commun de notre département et de ses habitants
Les élus de la Ligue du Sud s’engagent à travailler pour conserver et améliorer la qualité de vie du Var et des Varois par la limitation de l’urbanisation galopante de notre département ainsi que par une meilleure gestion des routes départementales en tenant compte de l’avis des Varois mais aussi des enjeux écologiques qui se posent à notre département.





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