Le 2 novembre prochain (jour des défunts), l’antenne toulonnaise de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (Mme Gouyé) plantera un arbre à 11h au jardin d’acclimatation du Mourillon à Toulon “avec la bienveillante compréhension de Monsieur Falco“… pour permettre à chacun de célébrer la mémoire d’un être cher parti dans d’inutiles souffrances par la faute d’idéologies dépassées !…
Rappelons que l’ADMD a comme Président Monsieur Roméro. L’ADMD milite pour permettre à chacun d’avoir une fin de vie conforme à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté…
La ligue du Sud dénonce le discours parfaitement cynique de l’ADMD. Celui-ci est tronqué dès le départ. Il l’est tout d’abord sur les termes. Certains parlent de « finir sa vie dans la dignité ». D’autres parlent de « suicide assisté ». D’autres encore « d’aide active à mourir ». D’autres enfin, « d’euthanasie ».
Deuxième point : le débat est tronqué sur la dignité humaine. Et c’est bien là le fond du sujet. En conjuguant les termes de dignité et d’euthanasie, c’est une conception bien basse de l’être humain qui est ici défendue. Notre dignité et l’usage de notre liberté nous imposent au contraire de prendre en charge les patients qui souffrent pour qu’ils n’en viennent pas à souhaiter mourir. C’est cela que nous dicte la dignité de l’être humain. C’est cela qui nous distingue de l’espèce animale. Mettre fin à la vie d’une personne souffrante a toujours été la limite éthique que les civilisations occidentales se sont interdites de franchir. C’est d’ailleurs toujours interdit en temps de guerre. Devons-nous aujourd’hui l’autoriser en temps de paix ?
Bafouer ainsi la dignité humaine est un échec. Ce serait un échec médical. La recherche médicale avance. Elle a besoin d’être soutenue et encouragée. Nous devons proposer aux malades non pas une solution pour mourir mais des remèdes pour guérir! Ce serait aussi un échec social. Accepter l’euthanasie, cela revient à consacrer au rang de valeur suprême l’individualisme dont notre société souffre tant. Cela signifierait prendre acte que notre société est incapable de se mobiliser pour accompagner les malades jusqu’à leur mort naturelle. Ce serait surtout injuste pour toutes les associations et les milliers de bénévoles qui soutiennent au quotidien les malades et qui ont besoin que les pouvoirs publics les accompagnent.
L’acharnement thérapeutique n’est pas une solution. L’euthanasie non plus. L’ADMD ne fait qu’instrumentaliser des drames humains, instrumentaliser les milliers de malades qui sont attachés à la vie. On se sert d’eux pour franchir de nouvelles portes parmi lesquelles un nouveau droit pour eux, celui de mourir à la demande. Ce n’est pas ce que souhaite la Ligue du Sud. Ce n’est certainement pas une proposition responsable. Ni sur le fond, ni sur la forme.
Monsieur Falco serait certainement mieux inspiré d’aller dans une église pour y prier ses morts que de planter des arbres à la gloire d’une idéologie eugéniste !





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