[communiqué du 9 février - Ligue du Sud]
Dans une interview donnée à La Provence, Jean-Marie Le Pen s’en prend à nouveau à moi sur un terrain qui n’a absolument rien à voir avec la politique. Il déclare, en effet, que le F.N. «m’aurait fait manger pendant 20 ans».
Or, contrairement à beaucoup d’hommes politiques et notamment à M. Le Pen qui n’a jamais exercé la moindre activité professionnelle depuis les années 60, j’ai travaillé durant ma vie dans diverses branches. J’ai été commerçant, j’ai enseigné les mathématiques et la biologie, j’ai également enseigné à la faculté de Montpellier et j’ai exercé comme chirurgien dentiste durant 15 années. Je n’ai donc jamais eu besoin de M. le Pen ou du F.N. pour «manger». Au contraire, membre fondateur du F.N. depuis1972, ce sont des gens comme moi qui ont fait vivre le F.N. à l’époque où il n’y avait pas un sou en caisse et que des coups à prendre.
Un psychiatre devrait se pencher sur le cas de M. Le Pen et sur son besoin mécanique de salir toute personne qui a cessé de le soutenir ; d’être à la fois vil, méchant, injuste, méprisant.
M. Le Pen est en quelque sorte la Tatie Danielle de la vie politique française.
C’est bien triste d’être ainsi au crépuscule de son existence. C’est également consternant de se complaire dans ce rôle d’épouvantail du Système, de faire-valoir de la gauche, de stérilisateur des voix nationales.
Jacques Bompard





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