L’aggravation vertigineuse des déficits publics en France a logiquement conduit le gouvernement à annoncer un plan de rigueur sans précédent depuis la guerre.
Bon gré mal gré, les Français vont devoir consentir des renoncements. Sur leurs retraites. Sur leurs impôts. Sans doute aussi sur l’évolution de leur salaires… Le redressement des finances publiques, chacun le sait, passe par des sacrifices douloureux, mais qui seront d’autant plus volontiers consentis qu’ils seront effectivement suivis d’effets réels.
Malheureusement, il y a une incohérence, d’un côté, à appeler les Français à se serrer la ceinture et, de l’autre, à continuer à distribuer sans vrai contrôle des aides sociales et familiales faramineuses dont une part importante ne sert qu’à financer l’immigration.
A l’assistanat généralisé qui ruine notre pays, il faut substituer de toute urgence un véritable droit au travail, calqué par exemple sur le droit opposable au logement, mais qui évidemment ne soit pas que symbolique comme c’est actuellement le cas.
La Ligue du Sud propose donc que le bénéfice du RSA et des minima sociaux soit obligatoirement et exclusivement attribué en contrepartie d’un travail d’intérêt général effectué au sein d’une collectivité locale ou dans des entreprises privées partenaires. C’est la seule façon, d’une part, de lutter efficacement contre les cumulards du droits social et, d’autre part, de rendre leur dignité aux personnes qui souffrent réellement de la perte d’un emploi et qui ne veulent pas être confondus avec les profiteurs du système.
Le droit social tel que nous le connaissons aggrave les charges qui pèsent sur le travail, tire les salaires vers le bas et handicape la compétitivité de nos entreprises sur la scène mondiale. L’exemple des pays qui ont d’ores et déjà renoué avec une croissance forte créatrice d’emplois prouve au contraire que, pour être efficace, la rigueur doit s’accompagner d’une revalorisation effective de la valeur travail, comme c’est le cas en Chine, par exemple.





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