Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la future obligation pour les bénéficiaires du RSA de travailler sept heures par semaine. Cette annonce est assortie des éléments de communication désormais indispensable à toute décision politique : « dignité retrouvée », « pas une punition » etc…
Un examen superficiel pourrait conclure à une proximité de cette décision gouvernementale avec le « droit au travail » défendu depuis de nombreuses années par Jacques Bompard et la Ligue du sud.
Or, il n’en est rien. Le « droit au travail », comme son nom l’indique, n’inclut pas forcément un devoir, une obligation, une contrainte. Il s’agit pour chaque Français, bénéficiaire des minima sociaux, de pouvoir exercer une activité professionnelle, utile à la société, dans le cadre de partenariats avec le privé ou le public.
Le projet de Nicolas Sarkozy se présente, au contraire, comme une mesure coercitive qui trouve sa justification dans la volonté de baisser le coût général du RSA, puisque cette mise au travail se traduirait par une baisse de l’indemnité sociale compensée par un salaire.
Cette obligation peut satisfaire certains tenants de la mise au travail des « parasites » et autres « fainéants ». Or, l’immense majorité des allocataires sont des chômeurs qui souhaitent travailler. A ce titre, ils sont en droit d’attendre que l’Etat accomplisse son devoir constitutionnel qui est de donner un travail à chaque citoyen. Incapable de le faire, l’Etat mondialiste, UMP ou PS, transpose sa propre faillite sur ceux qui en sont les victimes.
Dans une France où de grands groupes comme PSA annoncent des milliers de licenciement, la mesure qui consisterait à « mettre au travail » sept heures par semaines les bénéficiaires du RSA est donc seulement de la cosmétique électorale. Il s’agit de faire croire à un certain public que l’Etat agit.
C’est d’ailleurs à ce signe distinctif que l’on reconnaît la décadence du politique, lorsque celui-ci n’a plus d’action que destinée à masquer ses échecs et son impuissance.





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