Dans un certain microcosme, on cumule salaires munificents et retraites confortables, on place sa famille dans les cabinets ministériels, on se fait payer des «missions» bidons à 9.500 euros mensuels, on se prélasse dans les hôtels particuliers de la République aux frais du contribuable, on ne se déplace qu’en jet affrété par le Gouvernement à
116.500 euros l’aller-retour, on s’octroie protections spéciales, chauffeurs particuliers et notes de frais, on se partage les prébendes…
Dans une certaine France, la France réelle, on compte 10 % de chômeurs, 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, on a une classe moyenne de plus en plus accablée d’impôts, on a du mal à boucler les fins de mois…
Mais, crise oblige, le microcosme demande à la France réelle de faire encore des sacrifices. Qu’il montre le bon exemple ! Pour être crédible, pour être soutenu, un Gouvernement doit d’abord être respectable. On est loin du compte. Même si François Fillon a annoncé qu’il allait demander à ses ministres de renoncer au cumul salaire/retraite. Par un simple courrier, auquel ils ne sont pas légalement tenus d’obéir. De qui se moque-t-on ?
On voit bien qu’aujourd’hui, malgré les rodomontades médiatiques des uns et des autres, rien n’a changé. Malgré les promesses électorales, le parti arrivé au pouvoir songe plus à se remplir les poches qu’à régler les problèmes du pays. Rien de nouveau sous le soleil !





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