[Communiqué de presse de Jacques Bompard - 28 janvier 2010]
J’ai rejoint le Mouvement Pour la France en 2006 car ce parti défendait la plupart des idées qui sont les miennes. La campagne des Présidentielles fut courageuse et si le score obtenu ne fut pas à la hauteur de nos espoirs, il avait le mérite d’avoir été obtenu sur des bases claires et saines.
Lorsque Philippe de Villiers est entré dans le comité de la majorité présidentielle, j’ai fait part de mes doutes. Cependant, j’ai noté que le M.P.F. entrait dans ce comité pour ancrer la majorité à droite.
On juge un arbre à ses fruits et force est de constater qu’il n’existe aucun ancrage à droite de cette majorité. Bien au contraire, sur de nombreux points essentiels, on peut constater un ancrage à gauche, parfois même très à gauche.
On pourrait en citer de nombreux exemples. J’en retiendrai deux récents. L’un dans le domaine des idées, l’autre dans les faits.
Dans le domaine des idées, lorsque Eric Besson a déclaré à La Courneuve : «La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui vivent ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage». Le M.P.F. n’a émis aucune critique, aucune réserve. J’ai écrit à Philippe de Villiers pour lui demander de réagir. Sans résultat.
Dans le domaine des faits, voici quelques jours, 128 clandestins ont débarqué en Corse. Qu’a fait le gouvernement par la voix du ministre Eric Besson ? Il a demandé que ces clandestins soient remis en liberté. Là encore, le M.P.F. n’a rien dit.
Au regard de son évolution depuis 2007, il n’est pas exagéré de constater que le M.P.F. n’existe plus en tant que mouvement autonome, qu’il s’est dissous dans l’U.M.P.
Dans ces conditions, j’ai plaisir à constater que j’ai eu raison de reprendre ma liberté de réflexion et d’action en créant en toute indépendance, avec mes amis, la Ligue du Sud.






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